Nuits blanches, santé fragile et immense courage

Les semaines qui ont suivi ont été éprouvantes : couches, biberons, pleurs nocturnes, berceaux d’occasion trouvés à petit prix… Lucas s’est investi au-delà de tout ce que j’aurais imaginé. Il avait même déjà choisi leurs prénoms : Lina et Maël. Il se levait la nuit, les berçait, leur parlait avec une douceur qui m’a bouleversée. Ses sorties, le sport, ses projets d’études : tout est passé au second plan.
Un soir, Lina a eu de la fièvre. Direction les urgences, encore. Après plusieurs examens, les médecins ont découvert un problème sérieux au cœur qui nécessitait une intervention délicate. J’ai regardé mon fils, tremblant d’inquiétude pour ce petit bout de chou. J’ai pensé à mes économies mises de côté pour ses études… et j’ai choisi. Lina a été opérée ; l’intervention a réussi.
Peu après, nous avons appris qu’Élise, malgré les soins, n’avait pas survécu à ses complications. Dans ses derniers documents, elle nous avait désignés comme tuteurs permanents, avec une phrase qui me hante encore : « Lucas m’a appris ce que signifie vraiment l’amour familial. »
